SH 0040. La société de transparence. Han Byung Chul.

Résumé.

 


La transparence est une valeur en hausse : sur les réseaux sociaux, dans les relations affectives, en politique, au travail, il s’agit d’être soi-même, informé en continu, sincère, visible... Avec cette exigence, on risque aussi de consentir avec zèle, ou par impuissance, à une société de surveillance, à un totalitarisme soft. Dès lors, il y a (au moins) deux attitudes possibles pour qui veut penser à nouveaux frais la transparence: soit la prendre de haut, droit dans les concepts, pour dénoncer avec elle, au nom du passé, les obscénités des sociétés du spectacle et de la consommation, et/ou l’emprise de l’hypercapitalisme; soit la regarder fonctionner au ras de l’expérience, pour se demander comment l’individu peut résister au «tourbillon» qu’elle engendre ou dont elle est le symptôme. La première démarche est celle de l’Allemand d’origine coréenne Byung-Chul Han, la seconde celle du Belge Pascal Chabot; le premier analyse une très globale Société de transparence, le second, en bon spécialiste de Simondon, commence par la matérialité des surfaces vitrées qui structurent nos espaces quotidiens. Même si la phénoménologie de nos bulles de verre et écrans polis ne constitue que le premier tiers du livre, Exister, résister aurait pu s’intituler tout aussi bien «La Société de verre». 

 

 

 

 

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