Résumé.
Le récit dure 8 mois. Il commence vers le 9-13 octobre 1914 pour se finir vers le 24-25 avril 1945 (dates vers lesquelles M. Genevoix se fait évacuer). L’action se déroule à Verdun et aux Eparges. Un soldat Français de 24 ans, le lieutenant Maurice Genevoix, mobilisé pendant la première guerre mondiale, raconte sa guerre, ses impressions. C’est la boue, le sang, la mort, le vacarme des obus, les heures inertes attendant l’assaut, l’incertitude des soldats, la poussière, la crasse, la pluie, la faim, la maladie, le manque de repos, l’angoisse. Au fur et à mesure que le lecteur avance dans sa lecture, il peut distinguer une progression dans les sentiments, les émotions du personnage. A un réel enthousiasme - il est vrai mêlé à la peur, mais avec tout de même un sentiment de fort patriotisme et surtout avec la certitude d’agir pour le bien de tous - on observe, peu à peu, que le découragement fait place. Et alors que les combats de campagne passent à la guerre des mines, que le soldat découvre l’hiver et la boue et que les assauts se font de plus en plus sanglants, c’est le sentiment général qui évolue. L’ennui, l’horreur et l’incertitude quant à l’avenir des combats, de la propre vie des soldats, deviennent prédominants. Cependant, le récit n’est pas dénué d’humour et il est ponctué de moments heureux, que l’auteur passe en compagnie de son fidèle ami Robert Porchon et de ses camarades du 106 (à qui le livre est destiné).











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