Résumé.
Des fanatiques aux «positions utopistes», des manipulateurs destructeurs d’emplois, des «tricheurs», etc. : depuis qu’ils militent pour la cause animale, les fondateurs de L214, une organisation connue pour ses vidéos chocs tournées dans des élevages et des abattoirs, se sont habitués aux mots doux des industriels de la viande. La violence de ces accusations est à l’image de la reconnaissance acquise par la lutte contre la souffrance animale dans le débat public ces dernières années. Née il y a dix ans, l’association animaliste, une soixantaine de salariés à son actif, s’est en effet imposée dans les esprits grâce à des enquêtes médiatiquement redoutables. Jusqu’à inspirer, en 2016, une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage et quelques condamnations pour maltraitance animale. «La cause des animaux n’a jamais autant interpellé l’opinion», s’en réjouissent les fondateurs de L214 Brigitte Gothière et Sébastien Arsac en introduction de la Face cachée de nos assiettes, un livre sur les coulisses de leur combat «pacifique» paru à la mi-février.











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