Résumé.
En 1936, tandis que la Seconde Guerre mondiale menace, l’écrivain tchèque Karel Capek (1890-1938) entreprend un voyage dans le Nord de l’Europe. Forêts à perte de vue, fjords échancrés, vaches noir et blanc, fermes rouges, myriade d’îles ponctuent sa traversée du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Au fil du récit, derrière une naïveté feinte et un lyrisme tempéré, où affleurent une tendre ironie et un humour mordant, se profile le portrait troublant, éblouissant de nature et de lumière, d’un continent en sursis. Car, en route vers le cap Nord, Capek pressent la fin d’une époque et dessine une Europe qui, bientôt, sombrera dans le chaos.
Karel Capek met le cap vers le nord, destination le Danemark, la Suède et la Norvège. En train ou en bateau, il admire les forêts à perte de vue, s'arrête fasciné dans les fjords "c'est une chose qui ne fait plus partie de ce monde, une chose indescriptible", salue les vaches noires et blanches, et rêve devant les fermes rouges qui semblent si accueillantes :
"Ce n'est rien qu'un petit pont de pierre qui enjambe une rivière paisible ; et pourtant ce pont semble mener de l'autre côté, vous savez, de l'autre côté, là où les soucis et la hâte n'existent plus, et où, probablement, on ne meurt jamais.











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