Résumé.
Plus qu’un récit, Françoise Cambayrac partage une expérience qu’on pourrait qualifier d’initiatique, et mène le lecteur dans les chemins très peu explorés d’une intoxication qui a secoué toute sa famille.
Plonger ainsi au sein d’un foyer d’intoxiqués donne au médecin que je suis, la mesure du poids de la maladie dans ce qu’elle a de plus cruel au quotidien. C’est effrayant. On en guérit, mais à quel prix ?
Quand on sait que tout cela pourrait être évité tout simplement en appliquant le principe de précaution et en respectant le serment d’Hippocrate, il y a de quoi être en colère !
En choisissant le métier de donner la santé, je ne pensais pas devoir un jour réparer les dégâts causés par l’industrie et la politique néfaste des responsables de la santé publique. Quand des milliers d’études montrent que le métal n’a rien à faire dans un corps humain, beaucoup de pays continuent d’agir comme si ces études n’existaient pas, et cela me désole de voir arriver à mon cabinet des enfants abîmés, parfois dès la naissance.
La littérature scientifique internationale est pourtant très touffue sur les propriétés toxiques du mercure pour les organismes vivants, et sur sa capacité à traverser facilement le placenta. Cette barrière naturelle est là pour protéger le fœtus. En principe. Mais la nature n’a pas prévu qu’il faudrait filtrer du métal ! Et le mercure y pénètre sans obstacle, pour se déverser ensuite dans les organes cibles du fœtus (cerveau, reins, foie) avec toutes les conséquences catastrophiques que nous voyons actuellement. C’est un désastre.
Nous voyons des petits enfants bourrés de métaux lourds !
A nous de nous débrouiller ensuite avec l’hyperactivité, les troubles du comportement, les difficultés cérébrales, l’autisme, les problèmes digestifs, et immunitaires, induits par ces métaux toxiques.
A l’autre bout de la vie, il y a les malades dont le cerveau n’a pas pu être protégé non plus par la barrière naturelle que sont les méninges. Ils ont accumulé les toxiques pendant toute leur existence et finissent par être atteints de maladies neuro-dégénératives, dont la terrible maladie d’Alzheimer.
Et entre les deux, comme on peut le lire dans ce récit, il y a tous ces malades atteints à divers niveaux par un poison dont personne ne veut entendre parler. Françoise Cambayrac nous le raconte ici.
Lire tous ces témoignages de guérison, insuffle au médecin que je suis, l’enthousiasme d’aller toujours plus loin, pour accomplir ma mission. Cette lecture est un message encourageant que je recommande à tous les professionnels de la santé, qu’ils soient médecins, chirurgiens-dentistes, infirmières, kinésithérapeutes et surtout aux hommes politiques qui sont responsables de l’industrie et de la santé publique. Il y a beaucoup à apprendre et beaucoup à découvrir.
Docteur Marc Verheyen,
Directeur de l’ibcmt, médecin à Tienen (Belgique).











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